17.11.2006

Le féminisme islamique : le courage !

Wahou ! Elles sont musulmanes et….féministes ! Ces femmes membres de divers collectifs, d’Iran, du Pakistan, du Sénégal et d’Indonésie, se sont réunies en congrès à Barcelone au début du mois. Elles revendiquent notamment la libre disposition de leur corps et elles ont raison ! La Charia et les codes locaux, dont les garants de la stricte application sont (bien entendu) des hommes, font de leur quotidien un véritable enfer. Violence, mariage forcé et polygamie restent profondément inscrits dans les textes. C’est bien là le combat de ces femmes : imposer une lecture non sexiste des textes du Coran.

En me penchant sur la question, je ne peux m'empecher de penser aux feministes de mon entourage, qui ont totalement exclu la religion de leur vie, y compris celles qui ont reçu une éducation religieuse. A contrario, ces musulmanes qui menent aussi un combat servant la cause des femmes, le font pour leur religion et pour les valeurs défendues par l'islam. Elles sont avant tout croyantes. Elles appartiennent avant tout à une communauté et à une culture dont elles ne peuvent se détacher car l'Islam a su développer depuis des milleniares un sentiment d'appartenance et une identité forte. Pour ses femmes, il est peut-être plus facile de tenter une autre lecture des textes fondamentaux que de se détacher et boycotter leur religion.

Le feminisme musulman est une notion qui vient bousculer celle du Feminisme avec un grand "F" comme j'ai l'habitude de l'entendre et comme on l'emploie souvent. Il nous pousse à sortir d'une approche ethnocentriste du feminisme. Alors, ne faudrait-il pas plutôt envisager "des" feminismes dont celui qui nait de la religion ? Une complicité entre les religions, entre les croyants et les non-croyants et qui sert la cause des femmes ne peut pas être mal considéré. Que celles qui ont fait le choix de la spiritualité, d’une plus ou moins grande dévotion, puissent s’épanouir au sein de la religion au même titre que les hommes et de façon égale. Néanmoins, nous ne pouvons que comdamner la violence envers les femmes qu'autorise voire préconise les textes religieux.

 



(Au sujet de la Polygamie évoquée au dessus, le Tunis Hebdo de cette semaine publie un article qui pourrait presque faire sourire tellement la situation peut nous paraître irréelle : « Malam Shehu, un Nigeria de 68 ans, a décidé de se ranger une bonne fois pour toute après avoir tout de même dit "oui"... 201 fois en 48 ans. » Ce pauvre homme, épuisé par une lourde succession de mariages a décidé de s’en tenir à ce que le Coran préconise : 4 femmes ça suffit !)

15.11.2006

Nous ne sommes pas des beef-steack !

« Si vous placez de la viande dans la rue sans la protéger et que les chats viennent la manger, qui doit-on blâmer ? Les chats ou la viande ? Le problème c'est la viande. Si la femme était restée chez elle, dans sa chambre, sous son hijab, il n'y aurait pas eu de problème »

Parole de Sheik Taj Aldin al Hilali, mufti de la plus importante mosquée de Sydney depuis 1989 et leader reconnu de la communauté musulmane en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Il fait ici allusion à la condamnation à de lourdes peines de prison de jeunes qui avaient agressé des femmes à Sydney. Il a estimé que les violeurs n'avaient pas entièrement tort car ces femmes avaient une « démarche suggestive », étaient « maquillées et portaient des vêtements impudiques...
Il avait ajouté que les femmes « possèdent l'arme de la séduction » et que si un « désastre survient, il faut blâmer l'homme et ordonner que la femme soit arrêtée et emprisonnée à vie » !
Ces déclarations ont été traduites et publiées pour la première fois dans The Australian.

14.11.2006

Blonde en politique, ça décoiffe !

"Je mesure mes handicaps : je suis jeune, je suis femme, et en plus, je suis blonde ! " "Un profil comme le mien peut nous sortir de l'impasse." Parole de Clémentine Autain, prétendante à la candidature unitaire de gauche antilibérale et adjointe au Maire de Paris.

Et moi je mesure aussi mes handicaps : "je suis jeune, je suis femme, je suis centriste et en plus je suis blonde !! Mais, quelqu'un comme moi peut apporter beaucoup à qui veut bien l'entendre".

13.11.2006

M6 passe a coté du délit de dénonciation calomnieuse

C’était bien tenté ! Dimanche 12 novembre en prime, M6 pensait pouvoir faire le tour de la question des femmes au travail en 90 min. C'est sousestimer et méconnaitre les obstacles et les difficultés qu'elles y rencontre tous les jours ! Au final, les reportages entrecoupés de longues plages publicitaires habituelles ont eu pour seul mérite d'identifier une infime partie du problème. Bref, un "Capital" qui passe honteusement à coté de beaucoup choses et traite un peu trop à la légère des sujets d'une gravitude certaine. Petit tour d'horizon :

1/Pour commencer, Guy Lagache, rédacteur en chef du magazine, aborde ce que l’on appelle communément la double journée des femmes : travailler, élever ses enfants et entretenir son foyer. C’est Chrystel Abadie qui servira ici d’exemple. Mais tenez vous bien : Chrystel est directrice chez Cacharel, vit dans le centre de Paris avec un mari qui gagne aussi bien sa vie qu’elle et qui en plus l’épaule dans l’éducation de leurs deux enfants. Alors, M6, après nous avoir présenté les produits de la marque en question, décrypter dans le détail les responsabilités de Chrystel pendant 15min, M6 répond en quelques minutes à la question de départ: c’est un peu compliqué d’être une business women mais les femmes peuvent mener grande carrière professionnelle et vie de famille !

2/Il arrive que des femmes, même dans le secteur de l'automobile (sic) soient plus performantes que les hommes. Comment font-elle se demande Guy Laroche. La réponse, euh, on l'a pas vraiment eu ! D'abord on nous présente une belle brune expérimenté qui vend des voitures à la pelle, puis une petite blonde en formation qui s'en sort beaucoup moins bien. Bref, un reportage qui ne sert à rien.

3/Les cas de harcelement sexuel au travail sont extrement nombreux, en France et ailleurs. Un comparatif entre la législation française et la législation américaine, nous permet très vite de constater que la loi joue totalement en défaveur des femmes en France lorsqu’elles décident de porter plainte contre leur agresseur. C'est à mon sens l'information "Capital" qu'il aurait fallu développer. Malheureusement, le puritanisme excessif et ridicule des américains est malheureusement plus vendeur que le cas de milliers de françaises qui se voient renvoyer en pleine figure le « délit de dénonciation calomnieuse », parade que tout agresseur à vite fait de maîtriser. 

M6 n’accordera que quelques minutes à l’AVFT (Association contre les violences faites aux femmes au travail), seule association française qui apporte une aide juridique et lutte au jour le jour pour que soit modifiés les textes français. Alors, à toutes celles qui vivent l’enfer aux boulots depuis des mois, qui se font tripoter, violenter et agresser verbalement, je rappelle (ce que m6 n’a pas pris la peine de faire) le site de l’AVFT  www.avft.org Tél : 01 45 84 24 24

UNE FEMME PEUT ETRE VIOLEE, ET PENALEMENT CONDAMNEE A INDEMNISER LE VIOLEUR...signer la pétition pour modifier le déli de dénonciation calomnieuse : http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=846

 

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